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Calendrier des vaccinations 2018

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Le calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2018 vient d’être publié. Il tient notamment compte des nouvelles obligations vaccinales pour les enfants de moins de 2 ans.

11 vaccinations obligatoires à partir du 1er janvier 2018


8 vaccinations auparavant recommandées sont désormais obligatoires, ce qui fait passer le nombre total de vaccinations obligatoires de 3 à 11. Elles sont pratiquées, sauf contre-indication médicale reconnue, pendant les premiers 18 mois de vie. A partir du 1er juin, elles seront exigées pour l’entrée ou le maintien en collectivité de tous les enfants nés après le 1er janvier 2018.

Introduction de nouveaux vaccins


  • Vaccins hexavalents contre diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, haemophilus influenzae de type b, hépatite B : un troisième vaccin est désormais disponible – Vaxelis®
  • Vaccins tétravalents contre la grippe saisonnière : 3 vaccins disposent d’une autorisation de mise sur le marché – Influvac Tetra®, Vaxigrip Tetra®, Fluarix Tetra®

Arrêt de commercialisation


  • Vaccin rougeoleux monovalent Rouvax® indisponible à partir d’avril 2018

Mise à jour des indications vaccinales


  • Recommandations concernant les populations spécifiques dont les femmes enceintes et nourrissons nés prématurément regroupées dans un chapitre
  • Tableau relatif à la vaccination des catégories de personnes immunodéprimées les plus fréquemment rencontrées en médecine de ville ajouté dans la partie Tableaux

Focus : cas de rougeole en France


387 cas de rougeole ayant entraîné 1 décès et 83 hospitalisations ont été déclarés en France depuis le 1er novembre 2017. Il s’agit de plusieurs foyers épidémiques, principalement en Nouvelle-Aquitaine. La vaccination contre rougeole garantie une protection de 100% après 2 doses de vaccin et fait désormais partie des 11 vaccinations obligatoires chez les enfants.

La Direction générale de la Santé invite toutes les personnes non vaccinées ou qui auraient des doutes concernant leur statut vaccinal à consulter dès à présent leur médecin traitant pour une éventuelle mise à jour de leurs vaccinations. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Documents à télécharger


Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2018

Allaitement en France : rapport WBTi 2017

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En décembre 2017, l’Initiative mondiale de suivi des évolutions de l’allaitement (World Breastfeeding Trends Initiative, WBTi) a publié un rapport concernant la situation en matière d’allaitement en France.  Il a pour objectif d’évaluer l’état et de mesurer le progrès de la mise en œuvre de la Stratégie mondiale pour l’Alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJE) au niveau national.

15 indicateurs de l’allaitement


Le rapport est structuré en deux parties et comprend 15 indicateurs.

La Partie I traite des politiques et programmes selon les indicateurs suivants :

  • Politique, programme et coordination au niveau national
  • Initiative Hôpitaux Amis des Bébés
  • Mise en œuvre du Code International de Commercialisation des Substituts du Lait Maternel
  • Protection de la maternité
  • Systèmes de soins de santé et de nutrition
  • Soutien des mères et assistance communautaire
  • Appui à l’information
  • Alimentation infantile et VIH
  • Alimentation des nourrissons et des jeunes enfants dans les situations d’urgence
  • Systèmes et mécanismes de suivi et d’évaluation

La Partie II traite des pratiques d’alimentation du nourrisson et des jeunes enfants suivant 5 indicateurs :

  • Initiation précoce de l’allaitement
  • Allaitement exclusif
  • Durée médiane de l’allaitement
  • Alimentation au biberon
  • Alimentation de complément

Recommandations principales


  • Créer un Comité national pour l’allaitement, conformément à la Déclaration d’Innocenti (1990) avec des fonds alloués pour une politique cohérente sur la durée.
  • Accorder le haut patronage du Ministère des solidarités et de la santé à la SMAM et aux congrès tels que les Journées régionales, nationales et internationales de l’allaitement.
  • Renforcer la formation initiale pour l’accompagnement à l’allaitement – théorique et pratique – pour tous les professionnels de santé intervenant en périnatalité.
  • Créer des postes dédiés à la consultation d’allaitement dans les maternités – ne pas se contenter de former les professionnels, mais aussi leur donner un temps dédié et les détacher pour les accompagnements à l’allaitement dans les services.
  • Formuler des objectifs clairs pour les taux et la durée d’allaitement, avec un suivi continu et une évaluation adéquate.
  • Adopter les indicateurs EuroPeristat et OMS pour le recueil des données statistiques françaises.
  • Étendre la législation en rapport avec la transparence sur les liens d’intérêt aux entreprises et produits agroalimentaires.
  • Allonger le congé maternité à 6 mois, pour toutes les femmes et dès le premier enfant.
  • Former toute personne en contact avec la mère et son bébé à l’allaitement pour pouvoir donner des informations utiles, pratiques et valorisantes.
  • Promouvoir la démarche IHAB qui est à la fois un projet d’équipe fédérateur et un label qualité pour bien accueillir la famille et son bébé, et l’étendre à toutes les maternités.
  • Créer une société « bienveillante » pour l’allaitement par des spots télévisés, des affiches, des coins confortables maman-bébé.
  • Valoriser l’implication des associations engagées dans le soutien à l’allaitement : c’est un pan dynamique de la société, avec des personnes motivées et souvent bénévoles.
  • Donner une information claire et non biaisée sur la qualité du lait maternel et les enjeux de santé pour la mère et l’enfant.
  • Protéger l’allaitement en situation d’urgence (catastrophes, crises, migration etc.) car c’est un atout pour la santé. De bons documents d’information et des modules de formation existent, les responsables des cellules de crise peuvent s’en inspirer.
  • Respecter le choix des femmes et des familles d’allaiter ou pas, et les accompagner dans leur décision avec un soutien de qualité.

Documents à télécharger


Rapport WBTi France 2017

Grand froid en France : conduite à tenir

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En période de grand froid, Santé publique France rappelle les conseils de comportement à adopter en cas de neige-verglas et de grand froid ainsi que les précautions à prendre pour éviter les intoxications au monoxyde de carbone. Découvrez les outils pour mieux informer vos patients.

En cas de grand froid ou de très grand froid : fiches d’information


Grand froid – Tract couleur
Grand froid – Tract noir et blanc
Très grand froid – Tract couleur
Très grand froid – Tract noir et blanc
Très grand froid – Plaquette couleur
Très grand froid – Plaquette noir et blanc

Intoxications au monoxyde de carbone


Les basses températures provoquent souvent l’utilisation de chauffages supplémentaires qui peuvent être à l’origine d’intoxications au monoxyde de carbone. Pour les éviter, Santé publique France rappelle quelques recommandations spécifiques à destination du grand public :

  • au calfeutrage des logements : n’obstruez pas les conduits d’aération ;
  • à l’utilisation de chauffages complémentaires :
    – les chauffages mobiles d’appoint à combustion ne doivent pas être utilisés plus de deux heures ;
    – n’utilisez pas de chauffage de fortune pour chauffer l’intérieur du logement (brasero, barbecue, cuisinière à combustion) ;
  • ne surchauffez pas votre logement, chauffez normalement en vous assurant de sa bonne ventilation pour éviter toute intoxication au monoxyde de carbone.

Pour découvrir les outils d’information, cliquez ici. 

Ressources supplémentaires


Pour connaître la situation météorologique en temps réel : http://vigilance.meteofrance.com
Pour s’informer sur la pollution atmosphérique : http://www2.prevair.org/

Accouchement normal et accueil du nouveau-né

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La Haute Autorité de Santé a publié une recommandation de bonne pratique « Accouchement normal : accompagnement de la physiologie et interventions médicales » et une fiche mémo « Accueil du nouveau-né en salle de naissance ».

Accouchement normal : accompagnement de la physiologie et interventions médicales


Date de validation : décembre 2017

La recommandation porte sur les modalités de prise en charge de l’accouchement normal dans le respect du rythme et du déroulement spontané de la naissance chez les femmes présentant un bas risque obstétrical.

Elle est structurée suivant les différentes étapes du déroulement de l’accouchement normal : l’admission, les trois stades de travail et l’accueil du nouveau-né. Il est systématiquement précisé les éléments de surveillance, les interventions non médicamenteuses pouvant relever d’un accompagnement de la physiologie de l’accouchement et, le cas échéant, le recours à des médicaments ou à toutes interventions jugées nécessaires pouvant relever d’une prise en charge médicale de l’accouchement normal.

Télécharger la recommandation
Télécharger la synthèse

Accueil du nouveau-né en salle de naissance


Date de validation : décembre 2017

La fiche concerne la prise en charge immédiate du nouveau-né, né à terme, dans un contexte de liquide amniotique clair. Elle comprend des informations concernant l’évaluation initiale, le recours au pédiatre, la surveillance de la mère et de son nouveau-né, les interventions non médicamenteuses, l’examen clinique et les interventions médicamenteuses et techniques.

Télécharger la fiche mémo

Violences faites aux enfants : plan interministériel 2017– 2019

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Le Gouvernement vient d’adopter le 1er Plan triennal de lutte et de mobilisation contre les violences faites aux enfants. Il propose des actions visant à sensibiliser, responsabiliser et mobiliser chaque citoyen en matière de prévention et de repérage des violences et s’articule autour des quatre axes suivants :

AXE 1 – Améliorer la connaissance et comprendre les mécanismes des violences
AXE 2 – Sensibiliser et prévenir
AXE 3 – Former pour mieux repérer
AXE 4 – Accompagner les enfants victimes de violences

Le lancement du plan est annoncé le 1er mars 2018.

Pour télécharger le plan, cliquez ici.

Parcours de santé d’un enfant avec TSLA

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La Haute Autorité de Santé a publié le guide intitulé « Comment améliorer le parcours de santé d’un enfant avec troubles spécifiques du langage et des apprentissages ? » qui répond à un besoin d’organisation des soins et de maintien de la continuité du parcours.
Il décrit le rôle de chacun des acteurs et précise les critères d’orientation de l’enfant dans un parcours de santé coordonné tout en mettant l’accent sur la nécessité d’un travail partenarial.

Télécharger la vue d’ensemble du parcours de santé d’un enfant avec troubles spécifiques du langage et des apprentissages
Télécharger les profils des situations et les acteurs du parcours

L’entrée dans le parcours de santé


La famille, les professionnels de la petite enfance, l’école et les professionnels de santé sont en première ligne dans le repérage d’une difficulté dans les acquisitions ou les apprentissages, et dans la suspicion d’un trouble. À l’issue de ce repérage, des mesures pédagogiques doivent être mises en œuvre dans un premier temps. Toute difficulté d’apprentissage persistante à l’issue de 3 à 6 mois de pédagogie différenciée, ou d’emblée sévère, et/ou toute difficulté d’adaptation scolaire et/ou dans la vie quotidienne et sociale nécessitent l’évaluation par :

  • le médecin de l’enfant (médecin généraliste ou pédiatre) ou
  • le médecin de PMI chez l’enfant d’âge préscolaire et jusqu’à la fin de la moyenne section de maternelle ou
  • le médecin de l’Éducation nationale à partir de la grande section de maternelle
  • et, si besoin, l’orientation vers le pédopsychiatre en cas de difficultés affectives ou de la personnalité

Trois niveaux de recours aux soins


Guide_HAS_TSLA_2017Niveau 1 concerne les situations simples prises en charge en proximité par le médecin de l’enfant (médecin généraliste ou pédiatre) et le rééducateur spécialiste du trouble, en lien avec le médecin de l’Éducation nationale ou de la Protection Maternelle et Infantile.

Télécharger la fiche Signes d’alerte à l’intention du médecin de 1er recours et actions à mettre en oeuvre
Télécharger la fiche Rôle du médecin de l’enfant du 1er niveau de recours aux soins
Télécharger la fiche Rôle de l’enseignant

Niveau 2 concerne les enfants dont la situation nécessite une coordination pluridisciplinaire et une expertise du coordonnateur et de l’ensemble de l’équipe.

Niveau 3 concerne les situations les plus complexes relevant de l’expertise des Centres de Référence des Troubles spécifiques du Langage et des Apprentissages (CRTLA).

Le guide HAS met l’accent sur le 1er et le 2e niveau de recours aux soins, en vue de permettre aux centres de référence (niveau 3) de se recentrer sur leurs missions d’expertise, de formation et de recherche.

Des leviers identifiés pour améliorer le parcours


  • Favoriser la formation de l’ensemble professionnels
  • Valoriser les temps médicaux, paramédicaux et psychologiques nécessaires aux consultations diagnostiques ou aux réunions de synthèse
  • Faciliter l’accès aux professionnels libéraux non conventionnés
  • Impliquer des ARS dans le cadre d’un Projet Régional de Santé, avec l’organisation d’un maillage territorial assurant l’accès aux soins, la mise à disposition d’un Répertoire Opérationnel des Ressources, et de systèmes d’information partagés
  • Mettre à disposition des professionnels de santé des systèmes d’information facilitant les échanges et le partage d’informations
  • Accorder une attention particulière aux populations socialement vulnérables

Documents à télécharger


Guide parcours de santé
Synthèse su guide parcours de santé

Diagnostic biologique prénatal : arrêté ministériel

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L’arrêté du 25 janvier 2018 fixant les recommandations de bonnes pratiques relatives aux modalités de prescription, de réalisation et de communication des résultats des examens de biologie médicale concourant au diagnostic biologique prénatal a été publié au Journal Officiel le 1er février 2018.

Il aborde les sujets de prescription, information et consentement, prélèvement, conditions de réalisation des examens, différentes phases de dépistage mais aussi de communication de résultat. L’arrêté rappelle également les conditions nécessaires pour obtenir une autorisation par les établissements publics de santé et les laboratoires de biologie médicale.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Influence du poids de naissance et du statut social sur la corpulence de l’enfant

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Selon l’article de la Drees paru en décembre 2017, le lien entre poids de naissance et statut pondéral des enfants et adolescents est marqué par un gradient social.

Les principaux constats


  • Autant de bébés de petit poids que de gros bébés à la naissance
  • Les gros bébés sont plus nombreux parmi les enfants de cadres
  • Les nouveau-nés de petit poids sont plus souvent en souspoids à 6 ans, notamment parmi les enfants de cadres
  • Les gros bébés ont plus de risque d’être en surpoids à 6 ans, surtout parmi les enfants d’ouvriers
  • Les habitudes de vie favorisant le surpoids sont plus répandues chez les ouvriers
  • Un enfant sur deux en surpoids à 6 ans l’est toujours à 15 ans

Documents à télécharger


Muriel Moisy (DREES), 2017, « Poids à la naissance et origine sociale : qui sont les enfants les plus exposés au surpoids et à l’obésité ? », Études et Résultats, n°1045, Drees, décembre.

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